Une aventure de 5400 km à travers l’outback en courant, SEUL et SANS ASSISTANCE.

En 2011, je décide de changer de vie et de devenir aventurier explorateur. Et quoi de mieux que de se lancer dans l’aventure par la traversée de l’Australie en courant du sud au nord.

Il m’a fallu 8 mois pour me préparer à ce périple, 8 mois à m’entraîner à la course à pied, à soulever de la fonte pour que mon dos soit prêt à tirer cette maudite remorque.
En octobre 2011, je suis sur le départ à Melbourne. Je suis tétanisé par l’idée de courir à travers le pays continent.

Je longe la Great Ocean Road jusqu’à Adélaïde. Cette première partie me permet de me mettre en jambe avec un climat méditerranéen. Un point important également, les distances entre les villes ne sont que de 50 kilomètres, bien assez pour pouvoir me ravitailler en toute sécurité.

Je suis stupéfait par la beauté des paysages. La forêt tropicale vient à la rencontre de l’océan ! Un spectacle pour mes yeux, mais aussi pour mes narines qui captent les odeurs de sous-bois mélangées à l’iode.

Juste avant l’arrivée à Adélaïde, je me fais mordre par une araignée, une red back. Pas vraiment le choix que de continuer l’aventure avec un bras qui gonfle à vue d’œil.

All locals are not friendly !

La partie fun commence après avoir quitté Adélaïde. Des lignes droites à perte de vue, du sable, et une chaleur écrasante du soleil.
Je découvre le bush, la solitude, le paysage monotone, mais une sensation de liberté grandissante.

Après plusieurs semaines, je parviens à Uluru Kata Tjuta National park avec la ferme intention de passer du temps avec les aborigènes de la communauté de Kaltukatjara et de Mutitjulu.

Ce périple, ce n’était pas qu’un simple défi personnel, c’était également pour rencontrer les vrais habitants de l’Outback Australien. J’ai passé en tout 25 jours avec les aborigènes, à vivre au jour le jour, à jouer avec les enfants.

J’ai repris ma course avec en ligne de mire Darwin plus de 2000 kilomètres plus loin.

Lors de ma progression vers Darwin, j’ai découvert ce que signifiait la notion, être déshydraté.

Après 4 jours sans boire, je me résignais à uriner dans ma gourde pour ne pas mourir, un acte de détresse qui m’a sauvé la vie.

J’ai terminé les 1500 kilomètres qui me séparaient de mon point d’arrivée en passant par un ouragan qui a tout ravagé sur son passage notamment la ligne de chemin de fer qui traversait la ville de Katherine.
Les “creeks” asséchées se remplissaient de plusieurs mètres d’eau en l’espace d’une nuit créant ainsi de véritable torrents au milieu de nul part.

J’ai bouclé mon aventure en 100 jours de course avec un message fort en tête. Si le manque d’eau m’a perturbé pendant ma course, certaines personnes doivent se battre toute leur vie pour en trouver.

C’est décidé, j’en ferai mon cheval de bataille. En Australie, j’ai découvert la rareté de l’eau, je vais alors aller voir son opposé.

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